Motivation, objectif et stress

Motivation, objectif et stress

(Cet article est le résumé d’une présentation réalisée sur ce thème de la motivation)

Le coaching a comme point central l’objectif. A partir d’une demande, le coaché fixe son objectif. Un objectif est intimement lié à la motivation. A la fois parce qu’il peut la générer, s’il est correctement fixé et parce qu’il est nécessaire de conserver un haut degré de motivation pour l’atteindre.
Cette présentation est donc principalement basée sur la notion de motivation. Le lien emotion/motivation établi par D.Goleman (Intelligence Emotionnelle) a été choisi comme fil directeur.

Dans les racines du mot motivation, on retrouve un élément commun avec émotion. Le latin movere: bouger, mettre en mouvement. Se mettre en mouvement vers. Un but, lien fort avec motivation. Le terme évoque une stimulation puissante. L’enthousiasme. L’enthousiasme a été étudié dans le concept de l’expérience optimale. Quand 700 cadres et ingénieurs sont interrogés sur les moments où ils ressentent de l’enthousiasme, ils répondent dans 50% de leur temps de travail leur procure, et 20% leur temps de loisirs.  Motivation et maîtrise de compétences semblent indissociables.

C’est dans l’amygdale (cerveau limbique, émotionnel) que s’élabore le processus de motivation. Sorte de banque de données émotionnelle qui rassemble nos souvenirs, expériences, ressentis. Ces données permettent d’identifier une situation ou activité comme source de plaisir en référence à ce qui a déjà été vécu, une activité importante en rapport avec nos désirs, valeurs, et donc motivante.
Lorsque l’on considère l’activité du cerveau, elle est étonnement modérée lorsqu’il s’agit d’une personne enthousiaste, motivée. Le cerveau semble particulièrement efficace et précis, nécessitant le niveau d’énergie optimal. A l’inverse, dans le cas de l’ennui comme de l’anxiété, l’activité est diffuse et importante, présentant un aspect chaotique. L’énergie psychique est en quelque sorte gâchée, à moins d’être recyclée (ce que nous verrons un peu plus tard).

Cette observation va dans le sens de celle que fait Mihaly Csikszentmihalyi dans son concept du Flow, expliquant que dans cet état, de l’ordre est créé dans le cerveau, lorsque l’énergie psychique est investie pour maintenir l’état optimal. Quand à l’inverse, l’énergie psychique n’est pas utilisée pour le but, l’entropie produit du désordre dans notre cerveau.
Motivation et expérience optimale semblent donc intimement liées.

La source de motivation la plus puissante est interne à un individu. Les récompenses, les encouragements sont simplement des suppléments de motivation (extrinsèque), qui n’ont pas la même valeur que la motivation dite intrinsèque. En préparation mentale, on parle également de motivation autonome (interne) et contrôlée. Les plus hauts niveaux de motivation sont atteints lorsqu’elle est auto-déterminée, et en particulier lorsqu’une activité est pratiquée pour le plaisir qu’elle procure, c’est une fin en soi.

Lorsqu’elle s’exprime, une personne utilise une structure de langage qui traduit son degré de motivation – il faut, je dois, j’ai besoin…. Pour faire, avoir ou être. Elle évite ou recherche. La motivation peut être représentée selon son intensité, sa durée et sa direction. Plus l’objectif fait sens, plus l’intensité est élevée, sa durée pérenne et l’individu se dirige vers.
Quelles sont les 3 principales caractéristiques de la personne motivée?

  1. Une exigence de résultat.
    La personne prend des risques, calculés. Elle est axée sur le résultat, se fixe des objectifs exigeants, est disposée à apprendre et recherche les informations et méthodes pour progresser. Elle se remet en cause et écoute les critiques afin d’améliorer son approche personnelle, avec une forte volonté  d’efficacité.
  2. L’engagement.
    Vers le but, les valeurs, notamment ces d’un groupe ou d’une entreprise. Elle est prête à sacrifier de son temps, énergie, ressources.
  3. L’esprit d’initiative et l’optimisme.
    Elle crée et saisit les opportunités qui se présentent à elle. Elle va au-delà des objectifs qui lui sont fixés et elle ne se laisse par entraver par les procédures qui pourraient empêcher l’exécution des tâches.
    L’optimisme se traduit par une persévérance dans les situations plus délicates, qui la pousse à poursuivre vers l’objectif malgré les déconvenues. Elle a l’espoir de réussir (par opposition à la conviction d’échouer – à quoi bon tenter?). Cet espoir est un des fondements puissants de sa motivation. En cas d’échec, elle ne se sent pas défaillante, mais simplement doit s’adapter aux conditions changeantes de l’environnement.

Comment obtient-on un haut niveau de motivation?
Par l’objectif ou le but qui va bien. Nous avons vu que les personnes motivées se fixent des objectifs exigeants. Dans le processus de coaching, le niveau de défi sera vérifié, en rapport avec les compétences ou les capacités de la personne. Un trop haut niveau de défi en rapport avec les capacités serait démotivant. Egalement, une intention générale et peu spécifique ne permet pas d’obtenir une motivation durable. A l’inverse, un but spécifique suscite la motivation et génère une attitude positive pour l’activité concernée, des étapes pour atteindre un but plus important sont une approche judicieuse pour l’atteinte de ce but et le maintien du niveau de motivation nécessaire.
Savoir comment agir pour atteindre son but est important, au risque de ne pas produire un niveau de motivation suffisant. Il en va de même à agir sans but défini.
Enfin, combiner but précis et connaissance du niveau de performance à atteindre est un moyen d’augmenter significativement le niveau de motivation.

Pour atteindre son but, il est nécessaire d’avoir une dose de stress optimale. La mesure du stress optimal peut se faire par la mesure des catécholamines, substances chimiques secrétées qui permettent de rester attentif et intéressé. La chimie de l’ordre. A l’inverse, lorsque le niveau de stress n’est plus optimal, le niveau de cortisol (une autre substance chimique) augmente. Les personnes dont le taux de cortisol reste bas font preuve d’une meilleure aptitude à réfléchir et se concentrer pendant une épreuve.

Comment garder la motivation en situation stressante, échec, événement négatif…?
Ne pas apprendre à le faire serait imprudent, puisqu’il n’est pas possible de se prémunir des déconvenues, impondérables.
Faire face à une situation stressante ou négative s’appelle le « coping ».  Nous avons tous une capacité de coping, que nous pouvons faire évoluer.
Si la première réaction face à une situation « problématique » est la défense immature qui vise à focaliser sur le problème (on peut parler de régression), le rebond des personnes motivées est une défense dite mâture: elles transforment l’événement négatif en positif en identifiant les opportunités qu’il peut représenter. Ces personnes recyclent l’énergie psychique perdue lorsque l’activité cérébrale augmente en raison du stress. Elles sont en mesure de réinvestir cette énergie pour restaurer un niveau de stress optimal, modérer l’activité de leur cerveau, avoir les idées claires et rester efficace. C’est une des clés du développement personnel.

3 étapes pour y parvenir:

  1. Avoir la conviction que la situation est entre nos mains. C’est avoir de l’assurance, sans toutefois manifester son ego. C’est aussi l’humilité d’accepter la situation environnementale et s’y adapter.
  2. Porter son attention sur ce qui nous entoure et ne pas focaliser sur soi-même. Oublier son ego. Cette approche permet de garder l’objectif en tête tout en s’adaptant aux circonstances extérieures.
  3. Découvrir de nouvelles solutions. En étant persuadé de pouvoir trouver une porte de sortie, en étant attentif à ce qui se passe autour de nous, il est évident que des solutions vont émerger. Notre action peut être directe: éviter les obstacles qui se présentent. Ou indirecte: trouver les solutions en considérant la situation de manière globale. Dès lors, nous pouvons identifier les chemins qui nous aideront à faire face au problème rencontré.

Tous ces aspects sont traités dans le cadre d’un processus de coaching. La gestion du stress fait partie intégrante d’un coaching, de même que la définition de l’objectif et les stratégies motivantes pour l’atteindre.

Alors, restez motivé, ça fait du bien au cerveau 😉

 

 

Olivier eFIKCe

Fondateur eFIKCe

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