Donner le meilleur de soi au meilleur moment pour vous

Donner le meilleur de soi au meilleur moment pour vous

Que ressentez-vous quand vous pensez à cette présentation que vous devez réaliser prochainement? Vous avez travaillé de longues semaines sur votre document. Vous avez réalisé un super boulot, il vous ressemble: vous y avez mis toutes vos compétences et votre professionnalisme, vous vous êtes passionné(e) pour ce travail, vous êtes convaincu(e) d’apporter quelque chose à vos collègues, à vos collaborateurs. Il ne vous reste maintenant plus qu’à le présenter, le mettre en valeur. C’est un moment important pour vous.

Vous avez donc apporté le même soin à votre présentation. Vous l’avez répétée maintes et maintes fois, vous êtes parfaitement à l’aise avec son déroulement, parfaitement dans le timing sur les dernières répétitions. Il n’y a plus qu’à.
Et pourtant, vous vous sentez nerveux(se). Malgré tous vos efforts de préparation, est-ce que vous pourrez réaliser cette présentation qui vous tient à coeur aussi bien que vous le souhaitez? Vous avez déjà vécu ce type d’expérience, et vous êtes convaincu(e) que rien ne se passe comme prévu, et finalement, vous êtes déçu(e) de ne pas avoir pu vous exprimer comme vous étiez en mesure de le faire pendant vos répétitions, alors que vous maîtrisiez pleinement votre sujet. Vous avez ce sentiment d’insatisfaction d’un travail inachevé et d’une occasion ratée.

On retrouve ce type de situation dans tous les domaines de la vie. Passage d’un examen, compétition sportive, réunion, entretien d’embauche, …., les situations qui demandent d’être présent le jour où l’on a prévu de l’être peuvent vous semblez totalement aléatoire, hors de contrôle. Cette nervosité qui vous envahit à ces occasions et vous fait perdre vos moyens vous agace, vous la trouvez presque ridicule, vous n’en êtes tout de même pas à votre première tentative.

Il n’est pas rare, devant l’enjeu, la pression, de ne pas être en mesure de reproduire ce que l’on sait faire et ce que l’on s’est entraîné à faire, inlassablement. On retrouve typiquement ce cas de figure dans les compétitions avec  un enjeu important. Le joueur de tennis qui va rater la balle qu’il mettrait 10 fois sur 10 exactement où il le souhaite à l’entrainement, le coureur qui réalise exactement les temps prévus, la gymnaste qui passe la figure même sans y penser.
Combien de sportifs produisent des performances supérieures à l’entrainement que ce qu’ils parviennent à réaliser le jour de la compétition, ce jour où ils devraient justement transformer toute cette préparation.

Quelles sont les raisons?
Albert Bandura, un des plus éminents psychologues de notre époque, nous apporte un élément de réponse qui peut paraître évident:

« Il est en effet facile d’exécuter optimalement des compétences dans des conditions dépourvues d’incertitudes et de stresseurs. La vulnérabilité à l’échec […..] est le mieux démontrée dans une situation stressante » (Auto-efficacité, P570)

Qu’est-ce qu’une situation stressante? Une situation qui génère du stress. Alors, qu’est-ce que le stress?
Selon Lazarus, professeur en psychologie, pionnier de l’étude de ce phénomène, le stress – dans sa dimension cognitive – correspond à la capacité de l’individu à interpréter les situations auxquelles il est confronté et l’évaluation de ses capacités ou ressources pour y faire face. S’il ne se sent pas capable de faire face aux exigences de son environnement, il y a déséquilibre, la situation devient stressante.

On peut comprendre qu’à l’entrainement, lors de la préparation d’une présentation, des révisions, nous sommes dans un environnement maîtrisé, les aléas sont maîtrisés. Il n’y a donc pas de déséquilibre perçu, rien ne nous détourne de ce que nous faisons, nous utilisons optimalement nos capacités.
Dans les situations « d’échéance » comme une compétition, un examen, une présentation, etc… la part d’inconnu grandit, les doutes s’installent. Typiquement, lors d’une compétition sportive, répéter le geste parfaitement maîtrisé à l’entrainement face à un adversaire que l’on connait moins, dans un endroit que l’on ne connait pas, face au public, d’autres adversaires qui peuvent modifier le déroulement de la compétition, nous pouvons dès lors estimer que nous ne savons plus aussi bien faire dans ces conditions. Ce que nous savons parfaitement réaliser à l’entrainement est perturbé par cette interprétation. En réponse au stress, l’activation corporelle peut perturber nos agissements, nous faire perdre une forme de cohérence, avoir l’impression de ne plus rien savoir, etc….

Si nous revenons à la présentation citée en support de cet article, nous n’avons jamais pu la répéter face à une salle de collaborateurs, face à la direction, à un jury dont on ne sait pas comment il va nous percevoir, être d’accord avec les idées avancées, nous allons peut-être devoir faire face à l’effet démo, un slide qui ne s’affiche pas, le rétro qui tombe en panne, etc, etc….

Il est tout bonnement impossible de prévoir l’ensemble des paramètres inconnus qui vont se présenter, dans l’optique de prévoir l’imprévisible. Ce qui nous rassurerait. Avoir cerné l’ensemble des situations possibles nous donnerait cette confiance que nous sommes parfaitement capable de répondre aux exigences de l’environnement. Jusqu’au cas non prévu.

Il y a donc une autre approche pour faire face à l’imprévu, totalement. Celle de développer ce qu’Albert Bandura appelle le sentiment d’efficacité personnel. Cela revient en fait à ne pas avoir de doutes: quelle que soit la situation, nous saurons gérer le problème qui va se présenter. Ca vous parait surréaliste? Cette approche nécessite un travail spécifique, un  véritable entrainement. Accompagner la préparation rigoureuse de nos capacités par un travail visant à augmenter ce sentiment, qui nous ôtera nos doutes quant à nos capacités à faire face aux situations imprévues. Nous réduisons ainsi notre interprétation du déséquilibre et ne percevons pas la situation comme stressante.
Ce travail se fait par un coaching spécialisé en préparation mentale qui vise notamment à nous permettre de développer notre confiance en nos capacités, tout en restant conscient du fait que tout peut arriver et donc prêt à gérer l’inconnu au mieux de nos compétences.

En réalisant l’inventaire de nos habiletés mentales et en les entraînant de manière appropriée, nous serons à même d’aborder une situation stressante avec sérénité et de donner le meilleur de soi-même. Parce que tous les efforts que nous avons faits pour réaliser notre meilleur travail le valent bien.

Olivier eFIKCe

Fondateur eFIKCe

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