Le quête du Flow au sein d’eFIKCe

Le quête du Flow au sein d’eFIKCe

Comment ne pas introduire ce blog par une mention à l’état de Flow et un historique de pourquoi dans le cadre d’eFIKCe.
Intuitivement, c’est un concept psychologique qui me guide depuis des années, bien avant que je ne crée eFIKCe. Pour autant que je m’en souvienne, à chaque fois qu’il s’est présenté une échéance, un challenge, une étape fondamentale dans mon développement de vie (professionnel ou personnel, peu importe le domaine, mon entreprise, le sport, les examens à la fac, musique, dessin, etc…), j’ai eu cette chance de vivre un état de Flow, propice à réaliser ce que l’on souhaite vraiment.

C’est au début des années 2000, quand j’ai créé ma société, eFIKCe, que je me suis plus intéressé à la structuration de l’état mental et la définition d’un objectif. Quand j’ai développé ma pratique sportive de compétition, j’ai commencé à comprendre que l’on peut prédire sa performance, son résultat en fonction d’un ensemble de critères et par la profonde connaissance de soi. Et fixer son objectif en fonction. L’une des plus belles préparations mentales intuitives que j’ai pu réaliser dans le sport est celle pour une compétition objectif en Septembre 2001, en Hollande. Les longs mois de répétition d’exercices mentaux m’avaient amené à un réveil frais et dispo quelques secondes avant la sonnerie programmée, un mode 0 stress jusque sur la ligne de départ malgré l’enjeu personnel important (longue préparation et envie de réussir très forte). Pour une compétition déroulée de manière évidente presque facile, comme imaginées, gérant les situations rencontrées et potentiellement problématiques. J’avais vécu un peu plus de 2h50 de Flow.

J’ai su que c’était vivre un état de Flow bien plus tard. Je n’ai eu la vision complète de ce qu’est l’état de Flow que très récemment, par la lecture de l’ouvrage référence de Mihály Csíkszentmihályi, psychologue, qui a conceptualisé la notion d’expérience optimale. Pourtant, sans y mettre un nom, depuis la création d’eFIKCe, je m’intéresse à cet état qui favorise une meilleure performance, la créativité, le développement de ses capacité, améliore l’estime de soi et réduit le stress, peu importe le domaine d’application. On peut parler de Flow et de vie, Mihály Csíkszentmihályi y fait d’ailleurs référence. Certains appellent ça le bonheur.

L’expérience et l’observation m’ont montré que non. La plongée (symbolique et littérale) dans l’univers de la pratique du triathlon, la découverte du potentiel de développement personnel des épreuve de longue distance m’a donné l’envie de chercher plus loin encore l’expérimentation de cet état addictif de bien-être dynamique. Un des Peak Flow vécu fut un marathon d’Ironman en 2009. Le plus facile de mes 10 années d’Ironman et pour autant le plus rapide. C’est peut-être après cet expérience très significative que j’ai pris conscience qu’il y avait quelque chose de particulier dans l’expérience vécue ce jour là, même si sur le moment, il m’avait paru tout à fait naturel de réaliser ce que je savais pouvoir faire. J’avais en effet prédit mon temps, et l’avais notamment annoncé la veille de la compétition au speaker. En fait, j’avais même fait mieux que prévu.
A la réflexion, le temps réalisé était suffisamment « spécial » et suffisamment « difficilement réalisable » pour que je me penche sur les paramètres qui m’avaient permis de transformer une idée extrêmement précise en une réalité étonnante, avec une sensation de facilité déconcertante et un plaisir d’une incroyable intensité. Je me souviens que l’organisation avait demandé à mon président de club de triathlon de l’époque si j’avais pu tricher pour réaliser ce temps.

Le côté addictif de cet état m’a poussé à démarrer ma quête. C’est ce qui explique mon engouement pour la distance Ironman, qui m’a paru particulièrement propice à cette exploration de soi et susceptible de me permettre de reproduire à volonté les conditions permettant d’accéder à cette incroyable expérience. C’est ce qui m’a poussé à poursuivre cette expérience, mais cette fois au plan collectif, en intégrant d’autres athlètes à cette quête, mixant triathlon et activité professionnelle à partir de 2012 dans le cadre du projet UP2 d’eFIKCe. Je m’imaginais partager ma quête avec d’autres acteurs de leur propre état de Flow.
Pour autant, nous n’avions pas la même approche de la préparation d’un objectif, ni la même définition d’un objectif. Réaliser ce que l’on a décidé de faire au moment où on souhaite le faire ne tombait pas toujours sous le sens. Environ seulement 50% sont parvenu à atteindre l’objectif sportif majeur qu’ils s’étaient fixés dans le cadre du Team UP2. Et parmi ceux qui y sont parvenus, tous n’ont pas vécu cette expérience optimale. Le souvenir de souffrance souvent relaté dans les compte rendus de course en témoigne.

M’étant penché depuis ces années sur les facteurs de la performance et l’approche mentale, il est apparu évident que les aspects mentaux étaient particulièrement délaissés dans la performance au sens général, sportive ou non. Et c’est une des différences majeures que de mon approche de l’échéance en comparaison d’autres. J’avais un processus de préparation mentale structuré, basé sur le développement et la connaissance de mes capacités (ou incapacités) ainsi que de mes comportements.

Quand on introduit ces facteurs mentaux dans une préparation sportive pour atteindre un but recherché, si la personne était inconditionnellement engagée et proactive vers son objectif (faisant profondément sens pour elle), elle pouvait dépasser certaines limitations et réaliser son rêve. La préparation devenait un apprentissage réutilisable de manière autonome.
A l’inverse, un individu peu ou moyennement engagé, cherchant un bénéfice à court terme, n’en retirait qu’un avantage minime, s’investissait dans sa préparation avant tout pour la récompense plus que pour l’atteinte d’un objectif engageant, clair et précis. S’il pouvait obtenir effectivement la récompense recherchée, il ne réalisait pas le même apprentissage et le niveau de performance pouvait très sensiblement diminuer après la compétition « récompense ».

La quête du Flow est une longue route. Nous le vivons tous. Vous connaissez cet état de profonde concentration, où vous oubliez le temps, où seul compte ce que vous êtes en train de faire, vous n’êtes plus conscient des problèmes, de vos états d’âme, vous n’entendez rien, ne voyez rien d’autre que votre but, vous avez cette sensation que tout vous réussit, la seule chose qui compte est de faire ce que vous avez prévu, parce que c’est vraiment important pour vous. Et vous le faites, en vous sentant parfaitement bien, un niveau de satisfaction rarement éprouvé. Votre bien-être persiste même une fois le but atteint.
C’est l’expérience optimale.

Cette quête s’est poursuivie par une certification professionnelle, commencée le 23 Janvier 2017, un an jour pour jour avant le lancement de ce blog. J’ai résumé cette expérience d’accompagnement dans un mémoire de certification dédié à l’état de Flow et à la compétition parfaite, suite à la réalisation de cette « course parfaite », ma plus belle et longue expérience de Flow et surtout volontairement déclenchée.

Etre officiellement entrepreneur coach professionnel spécialisé en préparation mentale était une évidence et une suite logique à ces 18 années d’application. Elle est condensée dans le concept de « FlowExPr » (Flow EXPéRience, la préparation mentale d’eFIKCe).

Ma passion nourrie d’expériences de Flow successives, des accompagnements réalisés et des convictions acquises pendant ces longues années ont fait de moi une sorte de technicien du Flow, et je le revendique. Le chemin de cette quête est encore long, peut-être infini. C’est un incroyable moteur et un véritable atout pour apporter mes compétences en coaching spécialisé en préparation mentale aux personnes qui souhaitent s’engager pleinement et activement dans la quête de leur performance, quel que soit le domaine dans lequel elles souhaitent la réaliser.

Vous démarrez quand?

Olivier eFIKCe

Fondateur eFIKCe

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