Comment se qualifier pour l’Ironman d’Hawaii? (Partie 1)

Comment se qualifier pour l’Ironman d’Hawaii? (Partie 1)

Pour le triathlète et en particulier l’Ironman, Hawaii revêt une signification particulière qui peut aller au-delà de l’Ironman et du triathlon. C’est mon cas personnel: la discipline sportive et la destination ont été le support d’un cheminement qui m’a amené à la pratique du coaching mental professionnel et du projet professionnel UP2.
Voilà pourquoi je m’étais promis de parler de ce thème très accrocheur en triathlon distance Ironman: “comment se qualifier pour Hawaii?” sous l’angle de l’approche mentale.

La quête d’Hawaii concerne peu des participants au circuit Ironman. Les quelques places allouées sur chaque organisation ne pèsent pas lourd dans la balance du nombre total de participants. Pourtant, cette quête fait rêver pas mal de triathlètes, ne serait-ce que par la curiosité de ce qu’il peut représenter.
Par extension, ce dont nous allons parler ensemble est applicable à d’autres distances, d’autres contextes.
Hawaii a cette particularité d’être extrêmement significatif, un “graal”, on en fait un “objectif”.

Je vous propose de traiter le sujet sur 3 volets, 3 articles.
Le premier, général. Le contexte d’Hawaii et de sa qualif. Comment cette qualification peut-elle s’envisager?
Le deuxième: comment relier ce contexte avec tous les aspects d’une préparation, en quoi l’approche mentale est-elle fondamentale?
Le troisième, pour ceux qui essaient épreuve après épreuve sans y parvenir, comment l’obtenir, ce slot?

Attaquons donc le premier volet.
Nous avons parlé d’objectif. Chez UP2, c’est ainsi qu’on l’exprimait. L’objectif Hawaii.
Pour autant, est-ce réellement un objectif?
Pour certaines approches mentales, la qualification pour Hawaii sera considérée comme un objectif de résultat, par différence avec un objectif de performance (ou de maîtrise). On parle aussi de global et spécifique. La motivation dans toutes ses composantes (intensité, durée, direction) est grandement favorisée par la spécificité.

L’objectif de résultat est ce que l’on veut atteindre et qui ne dépend pas uniquement de soi. L’objectif de performance est ce que l’on veut atteindre et qui dépend entièrement de soi, nous n’avons pas la maîtrise de l’atteinte de cet objectif.

Ainsi, améliorer une capacité dépend de soi, du programme que l’on met en oeuvre.
A la différence, obtenir sa qualification pour Hawaii ne dépend pas de soi, peu importe le programme mis en oeuvre.

Voilà le point fondamental de ce premier volet.
Durant ces dernières années où je me suis intéressé à ce sujet, je me suis rendu compte que bon nombre de triathlètes visaient un temps de qualification “En faisant moins de 10h, ça passe en catégorie XX” avec une forte conviction que ça le fasse.
Est-ce le cas? Non. C’est méconnaître l’enjeu de la qualification.
Si effectivement, nous avons une maîtrise plus importante (elle n’est pas totale, pour moi, l’objectif de temps est un cas particulier) sur temps visé, pour autant, nous n’avons aucune garantie que cette année, il nous qualifie.
Il suffit que plusieurs concurrents réalisent ne serait-ce que quelques secondes de moins (et le rolling start est désormais encore plus propice à ces configurations) que le temps visé et potentiellement qualificatif pour que nous voyons le sésame s’envoler.
C’est toute la problématique de se fixer comme objectif “Qualification Hawaii”. Vous pouvez réaliser la course de votre vie, le temps prévu et passer à côté de la qualif.
La frustration sera importante, ça n’est pas cohérent puisque vous avez utilisé tout votre potentiel. Cette situation traduit juste un erreur de définition et planification de l’objectif.

Ainsi donc, tout miser sur la qualif, c’est prendre le risque d’élever inutilement le niveau de stress et la pression, entrainer des baisses de motivation dans l’entrainement et pendant la compétition, puisque potentiellement, les cartes ne sont pas entre nos mains.

Quand on sait qu’une des premières étapes pour réduire le niveau de stress d’une situation est d’avoir la conviction qu’elle est entre nos mains, c’est le début d’un cercle vicieux (voir l’article sur la motivation et l’objectif du blog) et peu plaisant. N’oublions pas que, sauf cas particulier, nous n’avons pas d’obligation et que c’est une activité de loisir, destinée à nous procurer le maximum de bien-être, avant, pendant et après.

Par les enseignements qui m’ont amené à la certification professionnelle et qui influencent ma pratique du coaching mental, je ne travaille que sur un objectif spécifique avec un coaché.

La qualification pour Hawaii est le point d’entrée du coaching, et nous avançons sur un objectif dérivé de cette demande. Un coach mental pourra vous guider dans cette démarche pas forcément évidente mais qui va grandement conditionner le bien-être de votre période de préparation jusque votre Ironman, vous permettre d’y prendre plaisir et d’en obtenir la satisfaction attendue.

C’est d’ailleurs comme cela que j’ai géré mes qualifications. La qualification n’était qu’une des conséquences possibles (certes espérée) de la réussite de mon objectif spécifique.

Pour faire une synthèse. L’idée de vous qualifier vous trotte dans la tête?
Quelle est votre réponse à  “c’est quoi Hawaii pour moi?”. Votre objectivité et la confiance que vous placez en vous vous aideront à obtenir la réponse. Si vous souhaitez vraiment valider avec assurance cette étape fondamentale de votre projet, l’accompagnement d’un professionnel vous guidera efficacement sur la route de l’intuition.
Si, au fond de vous, l’idée est là pour toute autre raison que ces motivations extérieures (et peu durables) du style c’est la mode, ça fera bien de dire qu’on vise la qualif, ça fera plaisir à la famille, ça épatera la galerie, je ferai la une de triathlète, avant tout l’objectif du coach, etc…), c’est qu’intuitivement, vous savez que cela est possible. Vous êtes alors au début d’un sacrément chouette chemin, et vous venez de faire le premier pas.
Probablement le plus difficile de toute l’aventure, celui qui la légitime, lui donne sa dimension et la motivation durable et solide. Ce premier pas est le générateur de votre plaisir jusque bien après la fin de ces moments privilégiés, ne le négligez pas.

Olivier eFIKCe

Fondateur eFIKCe

2 réflexions au sujet de « Comment se qualifier pour l’Ironman d’Hawaii? (Partie 1) »

DuforestPublié le  8:20 - Mar 14, 2018

Bonjour Hawaï n a pas à avoir le droit d être le championnat du monde tout les ans c est trop chère
L idéal il faut que ça tourne comme les jeux olympique par exemple pour moi ce sera à la retraite avec mon épouse bye

    Olivier eFIKCePublié le  2:09 - Mar 16, 2018

    Hello.
    Sur ce thème, il y aura autant d’avis que de personnes. Hawaii donne à la compétition un côté mythique, qui dépasse le simple caractère de championnat du monde. Doit-on laisser la course là-basça n’appartient qu’aux organisateurs, puisque la course ne fait pas partie de la postérité, n’appartient pas aux athlètes mais à ceux qui l’ont créée. Peut-être que si les triathlètes s’en désintéressent, ils délocaliseront si leur but est de faire le plein.
    Ca permet de faire un lien avec le sujet de départ, et l’objectif que l’on se fixe par rapport au sens. Si l’objectif est « courir un championnat du monde », la motivation de la qualif naîtra peu importe l’endroit. Ceux pour qui veulent courir un champ. du monde à Hawaii à Hawaii, comme c’est le cas aujourd’hui, auront cette motivation profonde à se qualifier pour Hawaii.
    Enfin, ceux qui le feront pour aller à Hawaii, même sans championnat du monde, y trouveront une également une autre source de motivation puissante.
    A priori, tel que tu l’exprimes, pour toi, Hawaii ne fait pas plus de sens que cela, et ne constitue pas un objectif suffisamment motivant pour le viser, peu importe les obstacles (notamment financiers) à franchir. Et c’est bien ça l’important au final: respecter ce que l’on pense et agir en fonction.
    Merci pour ton message en tout cas.

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