Archives de l’auteur

Conférence: le lien bien-être / motivation

Conférence dans le cadre de la semaine du bien-être organisée pour les collaborateurs du Palais des Festivals de Cannes.

A l’heure de la rentrée, comment se sentir bien, comment rester motivé dans ses résolutions. D’où viennent t’elles?  Qu’est-ce que le bien-être?

On parle aujourd’hui beaucoup de bien-être, notamment de bien-être au travail.
Quelques éléments en relation avec notre fonctionnement d’êtres humains. Nos capacités et dispositions au bien-être.

Quel est le lien avec les mécanismes de motivation? Doit-on être motivé pour se sentir bien. Ou nous sentons-nous bien quand nous sommes motivés?

Le lien à la définition de ses objectifs et la gestion du stress

L’application des mécanismes de motivation au travail peut permettre de mieux comprendre comment se sentir bien dans son activité de tous les jours, sans forcément considérer des activités de compensation.

Retrouvez tous ces sujets évoqués dans le cadre de la conférence/présentation eFIKCe Bien-être et motivation.

Olivier eFIKCe

Article TriMag Numéro Avril – Résumé

Il est de plus en plus question de mental et de préparation mentale dans les lectures, émissions, souvent en relation avec le sport et en particulier la performance.
Tendance et effet de mode naissante? Ou nécessité? La pratique du triathlon est-elle concernée? En avez-vous besoin à votre niveau? Comment le faire et Avec qui? Comment l’articuler avec la préparation physique?

Mental, sport et Performance
Albert Bandura, psychologue, explique le lien du mental à la performance sportive:

« le succès lors de compétitions sportives requiert plus que des aptitudes physiques. Il est aujourd’hui largement reconnu que des facteurs cognitifs jouent un rôle important dans le développement et le fonctionnement sportif” (Bandura, Auto-efficacité, 2007)

Quand on parle sport et performance, le concept de flow s’impose. Selon son auteur, le psychologue Mihály Csíkszentmihályi,

vivre le Flow, c’est un sentiment de maitrise ou contrôle d’une activité qui représente un vrai défi par rapport à son niveau de compétences. On ne ressent ni anxiété ni ennui. La concentration sur le présent est totale, on ne voit pas le temps passer. Les préoccupations à propos de soi-même disparaissent – après coup, on ressent le sentiment d’avoir transcendé son ego à tel point qu’on ne croyait pas cela possible. Il est question de bien-être, de sérénité, et même d’extase. L’activité qui produit le « Flow » devient une récompense en soi. On a l’impression d’être en dehors de la réalité quotidienne (Csikszentmihalyi, Flow, 2004).

L’état de Flow favorise la performance. C’est l’objectif de la préparation mentale.

Pourquoi a t’on besoin de préparation mentale?
Un jour, une idée: faire un triathlon. Vous vous êtes mis à l’entrainement et vous projeter sur ce jour vous fait vibrer et soulève des interrogations. Quel matériel utiliser? Comment m’entrainer? Suis-je capable de réussir ce que j’aimerais? Comment y parvenir? etc…
Que l’on soit débutant ou plus aguerri, nous nous posons beaucoup de questions. Le côté imprévisible de la compétition en fait la singularité et l’attrait et peut générer des doutes sur nos capacités.
Nous essayons de les écarter par notre entrainement: si nous pouvons enchainer les distances, en reconnaissant les parcours de la course, imaginer nos temps de course, réaliser des séances sur les bases souhaitées, en toute logique nous devrions savoir faire.
Pourtant, l’entrainement physique n’est pas suffisant pour réussir sa performance. Même lorsque les séances clés confirment nos attentes et le niveau de forme, il n’est pas rare de rater l’objectif fixé.
Réaliser la performance prévue le jour J, c’est être capable d’utiliser ses capacités dans une situation différente de l’entrainement par son enjeu. La logistique de déplacement, le nombre d’athlètes au départ, la météo, l’organisation, le timing, le départ, l’inconfort de l’effort continu, la fatigue, etc…sont autant d’éléments qui mettent la pression quand on veut réussir sa perf et en font une situation stressante. Il va falloir gérer le stress pour concrétiser ses efforts et réussir à atteindre l’objectif.
En contrepartie, ce stress témoigne du côté exceptionnel et motivant de l’évènement qui a mobilisé notre temps, notre énergie ces dernières semaines. Il va potentiellement nous permettre de mobiliser nos ressources à un niveau supérieur pour réaliser notre performance, vivre du Flow et ses effets positifs….
Comment utiliser cette dynamique pour atteindre son objectif? Par la préparation mentale.

Comment se préparer mentalement?
Nous nous préparons tous mentalement sans le savoir. Projection, motivation, concentration… pour arriver le jour de la compétition dans les meilleures dispositions.
Vous avez peut-être besoin de structurer votre préparation mentale. Réalisez-vous les performances attendues? Pensez-vous être trop stressé avant et pendant vos compétitions ou au contraire, aimeriez-vous l’être plus? Etes-vous régulièrement blessé? Au mauvais moment? Avez-vous du mal à gérer la blessure?
Un aspect de la préparation mentale est l’état des lieux des « habiletés mentales ». Inventaire personnel à faire pour identifier de quoi vous pensez être réellement capable, ce qui est important pour vous, … Mieux vous connaitre est incontournable et un formidable voyage. En découle un objectif satisfaisant, plein de sens, dans lequel vous projetterez avec plaisir, générateur de motivation, confiance, concentration….
La préparation mentale, c’est aussi un ensemble d’outils spécifiques, autant de techniques d’optimisation de vos habiletés.
Faire appel à un préparateur mental
Le préparateur mental est un professionnel qui justifie des connaissances et compétences requises en préparation mentale pour mener à bien la mission que vous lui confiez et respecter votre personne en évitant les pièges de la relation d’accompagnement.
Votre préparateur mettra ses compétences au service de votre progression vers l’autonomie (ça fait partie de ses obligations) pour l’atteinte de l’objectif, en utilisant les outils les plus efficaces et les plus rapides: la démarche est limitée dans le temps.
Imaginez que vous avez ébauché un dessin qui représente l’objectif et la préparation de votre prochain triathlon. Votre préparateur possède une boite avec gommes, crayons, peinture, etc… outils qu’il vous montrera comment utiliser. Il a aussi une lampe spéciale qu’il va diriger sur votre dessin, pour l’éclairer différemment. Cette lumière particulière fera ressortir des détails que vous n’aviez pas encore remarqués.
Certains pourront être modifiés, améliorés, effacés. D’autres non. Puisque vous aurez appris à vous servir des outils, vous les utiliserez pour compléter et modifier vous-même votre création selon vos besoins, sous l’oeil attentif et bienveillant de votre préparateur. Progressivement, le dessin répondra à vos attentes, jusqu’à votre touche finale.
Ayant gardé les outils et la lampe, vous recommencerez à l’envie, en maitrisant chaque fois un peu mieux votre approche. Un autre dessin en plus du premier, et ainsi de suite. Ces dessins s’ajouteront à d’autres pour former une fresque remarquable, la vôtre.
C’est une illustration du rôle du préparateur mental. C’est également un exemple d’exercice d’entrainement mental. Les possibilités sont infinies. Le point de départ est l’accompagnement. Le reste vous appartient.

Que retenir?
Tout débute par l’objectif: ce que nous aimerions vraiment pouvoir faire, précisément. C’est ce qui est important pour nous et que nous rêvons secrètement d’accomplir, convaincus d’en être capable. Notre performance.
La préparation mentale, c’est gommer les doutes et créer cette conviction que l’on sait faire et que l’on saura faire ce dont nous rêvons, en restant très attentif à utiliser toutes nos ressources et capacités pour faire face au mieux aux imprévus des situations rencontrées.
C’est un formidable outil lorsqu’elle est structurée. Elle complète très efficacement toutes les autres phases d’une préparation à la performance, notamment la préparation physique.
La préparation mentale s’adresse à tous ceux qui souhaitent accéder à leurs capacités optimales de performance, vivre leur pratique compétitive dans l’équilibre et avec un plaisir inégalé. Ses effets dépassent le simple cadre de votre objectif et de la pratique sportive.
Essayez, vous allez vous étonner et vous régaler.
Bon Flow.

Olivier eFIKCe

Se qualifier pour l’Ironman d’Hawaii, partie 2: la mise en oeuvre

Maintenant que l’idée a germé dans le cerveau, que le truc vous prend un peu aux tripes et vous donne bien envie, qu’est-ce qu’on en fait?

Nous avons évoqué la notion d’objectif dans le premier volet. Complétons-là.
Vous avez identifié que cette idée est importante pour vous, il va falloir maintenant la transformer en objectif qui fasse sens et surtout que l’on peut matérialiser, mesurer, motiver…. Comment aller quelque part si on ne sait pas où?
(C’est l’élément clé du travail en coaching mental)

Pour l’atteindre, dans le cas d’une épreuve sportive, ça passe généralement par réaliser sa performance “optimale” (En particulier pour une qualification pour Kona). Penchons-nous sur les éléments qui favorisent cette performance. A ce moment de réflexion, l’une des questions fondamentales est “qu’est-ce que je suis vraiment capable de faire?”. Lui apporter une réponse objective va déterminer tout le reste, et notamment la précision de l’objectif.

Vous voilà “project manager” de votre idée, c’est vous qui allez mener votre projet à sa réalisation. Vous n’êtes pas uniquement l’athlète, le prestataire ou l’exécutant. Vous êtes le décideur. Je vois souvent des athlètes s’en remettre à leur entraineur, leur nutritioniste, leur kiné, à leur “staf” etc… en leur laissant les rênes de leur réalisation. C’est délicat. Il est impossible de déléguer la connaissance de ses potentialités, ce qui est important pour soi, son niveau de motivation, un programme de courses de préparation, etc…
Certes, décider, c’est aussi s’engager personnellement, prendre un risque, celui d’échouer et ne le devoir qu’à soi. Gardez à l’esprit que c’est aussi le moyen de réussir ce qui nous tient à coeur.

C’est pourquoi la question des capacités nécessite une vraie introspection et qu’un coaching qui prend en compte ces aspects personnels permettra de constituer un véritable socle de réussite, votre comportement et attitude étant conditionnés par vos pensées. La question se pose, si vous devez faire un choix, de ce qui vous permettra d’être le plus performant: un matériel plus haut de gamme, une formule d’entrainement d’entrainement plus personnalisée, ou un investissement sur soi et ses pensées que l’on  fait une fois pour toute (Petite note: Pour un prix inférieur au ticket d’entrée de Kona…. Ou encore qu’une paire de roues carbone de très moyenne gamme)

Pouvez-vous dire précisément de quoi vous êtes capable et en relation, fixer précisément ce que vous pourriez faire? Sinon, qu’est-ce qui vous manque pour pouvoir le faire?

Avec les années Team UP2 et un certain temps dans le triathlon, j’ai cette sensation que peu de triathlètes prennent le temps de mesurer exactement leurs capacités. Elles sont bien souvent méconnues, alors qu’il me semble que l’entrainement doit servir à cela, en plus de bâtir une condition physique. Vers quoi s’engage t’on réellement? Comment réaliser un rêve dont on ne sait pas si on en a la possibilité?
J’ai aussi noté que les temps du marathon d’Ironman sont généralement très aléatoirement prédits, et bien pessimistes au regard des capacités réelles, peut-être pour éviter les déconvenues. En gros, on termine comme on le peut et sur un malentendu, ça peut passer. Cela traduit une mauvaise connaissance de soi (et confiance en soi) et une définition d’objectif aléatoire. Difficile d’imaginer une qualification dans ces conditions, la densification des niveaux ne laisse pas assez de marge pour éviter de s’engager sur ses capacités. C’est s’en remettre à une forme de loterie, peu motivante en compétition.

Comment connaitre ses capacités réelles?

Il y a tellement d’outils qui donnent un feedback très intéressant, y compris avec des analyses par des processus d’intelligence artificielle. Pourquoi ne pas travailler avec votre entraîneur sur ce sujet? Demandez lui de vous aider à définir les meilleures séances et tests qui vous donneront une connaissance précise de votre potentiel. Apprenez à déchiffrer, même sommairement, vos résultats, séances d’entrainement, vos progressions. Et apprenez de quoi vous êtes capable et ce que vous devez améliorer.

Cette connaissance de soi est donc indispensable et elle vous incombe.

De vos capacités, vous déterminerez un résultat souhaité et votre objectif. Comme vu dans le volet 1, Il n’y a que vous qui sachiez vraiment pourquoi vous souhaitez le faire.
Pour atteindre cet objectif, vous aurez besoin de motivation. Sans rentrer dans les détails, sachez qu’elle dépend aussi de votre objectif. C’est circulaire.
Si vous sous-estimez ce que vous souhaitez réaliser, qui revient à sous-estimer (volontairement ou non) vos capacités, vous fixerez un objectif trop peu chalengeant. Et inversement.
Dès lors, comme l’attestent les modèles psychologiques, vous avez peu de chance d’y trouver une véritable satisfaction.
Au mieux, votre entrainement et votre compétition prendront la forme d’un passe temps. Au pire, cela deviendra une contrainte. Vous réaliserez probablement ce que vous souhaitiez mais le niveau de maîtrise trop important ne vous permettra pas d’y prendre le niveau de plaisir que l’on peut en retirer, pourra vous faire basculer dans l’ennui peu moteur. Ou à l’inverse générer un stress qui peut se transformer en panique le jour de la compétition.
Il suffit souvent de lire les compte-rendus de course pour se rendre compte que la compétition laisse souvent un goût d’inachevé. Logique si vous avez sur-estimé ou sous-estimé (le plus souvent le cas) vos capacités.

Les investissements (finances, énergie, temps, impact familial) consentis – parfois exagérément par méconnaissance de la performance à réaliser et de ses capacités – me semblent valoir la peine de se pencher un peu sur la question (c’est un avis très personnel) et de mettre toutes les chances de son côté pour générer un peu d’état de motivation intrinsèque – de Flow quoi…. Un Ironman, ça peut devenir assez longuet et générer une souffrance qui n’est pas forcément associée au plaisir du moment.  Alors qu’avec un objectif spécifique, clair et précis, en relation avec vos capacités, vous vivrez une expérience unique.

Récapitulons.

D’abord, l’idée, ce qui est important pour vous.
Ensuite, apprendre de quoi vous pensez être capable, mesures à l’appui, pour fixer un objectif qui soit vraiment en rapport avec ce que vous souhaitez  et pouvez faire.
Enfin, une stratégie qui vous permettra d’identifier les moyens à mettre en oeuvre – si vous êtes prêt à le faire, la clé est probablement là – temps, finances, entrainement, apprentissages, aspects techniques, etc…. Vous pourrez identifier les personnes compétentes dont l’expertise vous aidera à mener à bien votre projet, tout en gardant le leadership, si vous  souhaitez faire appel à des « prestataires ». Cette option émergera des moyens à mettre en oeuvre.
Il ne vous restera ensuite plus qu’à mettre cette stratégie en oeuvre, la motivation suivra.

Cette phase de définition peut-être réalisée avec l’accompagnement d’un coach mental dont c’est précisément le travail. Comme avec un dirigeant d’entreprise, un manager, il vous permettra de réunir vos ressources personnelles de manière optimale pour la définition de votre projet. Il vous permettra surtout d’en rester totalement maître, en respectant le fondement: ce qui est important pour vous.

Pour autant, est-ce que vous vous qualifierez? (Vu que c’est la question de base….)

Comme indiqué dans la première partie de ce thème (volet 1), un objectif de qualif n’est pas entre vos mains. Personne ne peut vous en “vendre” ou garantir l’atteinte: vous pourrez tout à fait réaliser une course parfaite, atteindre votre objectif tout en passant à côté de la qualif, même pour 5 secondes.

Serez-vous déçu? Non. Si vous avez travaillé correctement sur votre objectif, vous ne serez pas déçu. Au contraire. Vous aurez réalisé ce dont vous êtes vraiment capable, la meilleure course possible du moment et cette sensation n’a pas d’équivalent en terme de satisfaction. Elle ne laisse aucune place à la frustration ou la déception.
Avant cela, vous arriverez serein et confiant le jour de la compétition, après une chouette période d’entrainement, qui vous aura permis d’équilibrer et respecter vie perso, vie de famille, boulot et ressentir un vrai plaisir dans des entraînements volontaires et motivants

Cette sérénité, c’est la confiance. C’est croire en vous. Elle ne s’explique pas, elle vient de dedans, il faut travailler pour cela. Elle ne se commande pas, ne s’achète pas. Au grand désarroi des “rationnalisateurs” pas de garantie possible, d’explications de choses qui marchent assurément, de méthodes et techniques à appliquer à la lettre. C’est à vous de créer cet état mental: il va falloir s’engager et croire que vous allez le faire, inconditionnellement. L’entrainement acharné ne produit pas l’effet rassurant recherché et c’est logique: le jour de la compétition, vous ferez face à des conditions qui diffèrent de celles de vos entrainement, vous devrez avoir appris et savoir vous adapter aux situations. C’est le seul moyen efficace et complet de réduire l’incertitude.
Les grands utilisateurs du cerveau gauche devront jouer à l’équilibre en introduisant peut-être un peu malgré eux l’utilisation du cerveau droit. Cette démarche de créativité, d’intuition est un élément incontournable de votre réussite et de votre plaisir. Vous devez sortir de votre maîtrise.

Cette confiance naît de la conscience de vos capacités, d’un objectif en relation, d’un alignement personnel résultant de l’équilibre de votre projet. Elle donne ce lâcher-prise particulièrement agréable, notamment en avant-course, sans stress. Juste l’envie. Elle génère une forte motivation tout au long de la compétition et rien ne vous détourne de votre action. Vous faites et vous savez que vous faites bien. Elle vous fait réussir. C’est un gros kif.

Si vous avez estimé objectivement votre potentiel et envisagé un voyage dans le Pacifique, vous pourriez bien avoir un sacré effet Kiss Cool à la clé, et devoir débourser – avec un plaisir dingue puisque vous l’avez déjà intégré dans les moyens nécessaires – un petit millier de dollars le lendemain. Il y a des choses qui ramènent sur terre 🙂

Pour l’avoir vécu à plusieurs reprises, je vous le souhaite. Gardez à l’esprit que l’Ironman et Kona n’ont pas l’exclusivité de ce niveau de satisfaction, bien loin de là. Mais reconnaissons qu’ils sont un moyen efficace de l’obtenir.

Olivier eFIKCe

Se qualifier pour l’Ironman d’Hawaii, partie 2: la mise en oeuvre

Maintenant que l’idée a germé dans le cerveau, que le truc vous prend un peu aux trippes et vous donne bien envie, qu’est-ce qu’on en fait?

Nous avons évoqué la notion d’objectif dans le premier volet. Complétons-là.
Vous avez identifié que cette idée est importante pour vous, il va falloir maintenant la transformer en objectif qui fasse sens et surtout que l’on peut matérialiser, mesurer, motiver…. Comment aller quelque part si on ne sait pas où?
(C’est l’élément clé du travail en coaching mental)

Pour l’atteindre, dans le cas d’une épreuve sportive, ça passe généralement par réaliser sa performance “optimale” (En particulier pour une qualification pour Kona). Penchons-nous sur les éléments qui favorisent cette performance. A ce moment de réflexion, l’une des questions fondamentales est “qu’est-ce que je suis vraiment capable de faire?”. Lui apporter une réponse objective va déterminer tout le reste, et notamment la précision de l’objectif.

Vous voilà “project manager” de votre idée, c’est vous qui allez mener votre projet à sa réalisation. Vous n’êtes pas uniquement l’athlète, le prestataire ou l’exécutant. Vous êtes le décideur. Je vois souvent des athlètes s’en remettre à leur entraineur, leur nutritioniste, leur kiné, à leur “staf” etc… en leur laissant les rênes de leur réalisation. C’est délicat. Il est impossible de déléguer la connaissance de ses potentialités, ce qui est important pour soi, son niveau de motivation, un programme de courses de préparation, etc…
Certes, décider, c’est aussi s’engager personnellement, prendre un risque, celui d’échouer et ne le devoir qu’à soi. Gardez à l’esprit que c’est aussi le moyen de réussir ce qui nous tient à coeur.

C’est pourquoi la question des capacités nécessite une vraie introspection et qu’un coaching qui prend en compte ces aspects personnels permettra de constituer un véritable socle de réussite (Petite note: Pour un prix inférieur au ticket d’entrée de Kona…. Ou encore qu’une paire de roues carbone de très moyenne gamme).

Pouvez-vous dire précisément de quoi vous êtes capable et en relation, fixer précisément ce que vous pourriez faire? Sinon, qu’est-ce qui vous manque pour pouvoir le faire?

Avec les années Team UP2 et un certain temps dans le triathlon, j’ai cette sensation que peu de triathlètes prennent le temps de mesurer exactement leurs capacités. Elles sont bien souvent méconnues, alors qu’il me semble que l’entrainement doit servir à cela, en plus de bâtir une condition physique. Vers quoi s’engage t’on réellement? Comment réaliser un rêve dont on ne sait pas si on en a la possibilité?
J’ai aussi noté que les temps du marathon d’Ironman sont généralement très aléatoirement prédits, et bien pessimistes au regard des capacités réelles, peut-être pour éviter les déconvenues. En gros, on termine comme on le peut et sur un malentendu, ça peut passer. Cela traduit une mauvaise connaissance de soi (et confiance en soi) et une définition d’objectif aléatoire. Difficile d’imaginer une qualification dans ces conditions, la densification des niveaux ne laisse pas assez de marge pour éviter de s’engager sur ses capacités. C’est s’en remettre à une forme de loterie, peu motivante en compétition.

Comment connaitre ses capacités réelles?

Il y a tellement d’outils qui donnent un feedback très intéressant, y compris avec des analyses par des processus d’intelligence artificielle. Pourquoi ne pas travailler avec votre entraîneur sur ce sujet? Demandez lui de vous aider à définir les meilleures séances et tests qui vous donneront une connaissance précise de votre potentiel. Apprenez à déchiffrer, même sommairement, vos résultats, séances d’entrainement, vos progressions. Et apprenez de quoi vous êtes capable et ce que vous devez améliorer.

Cette connaissance de soi est donc indispensable et elle vous incombe.

De vos capacités, vous déterminerez un résultat souhaité et votre objectif. Comme vu dans le volet 1, Il n’y a que vous qui sachiez vraiment pourquoi vous souhaitez le faire.
Pour atteindre cet objectif, vous aurez besoin de motivation. Sans rentrer dans les détails, sachez qu’elle dépend aussi de votre objectif. C’est circulaire.
Si vous sous-estimez ce que vous souhaitez réaliser, qui revient à sous-estimer (volontairement ou non) vos capacités, vous fixerez un objectif trop peu chalengeant. Et inversement.
Dès lors, comme l’attestent les modèles psychologiques, vous avez peu de chance d’y trouver une véritable satisfaction.
Au mieux, votre entrainement et votre compétition prendront la forme d’un passe temps. Au pire, cela deviendra une contrainte. Vous réaliserez probablement ce que vous souhaitiez mais le niveau de maîtrise trop important ne vous permettra pas d’y prendre le niveau de plaisir que l’on peut en retirer, pourra vous faire basculer dans l’ennui peu moteur. Ou à l’inverse générer un stress qui peut se transformer en panique le jour de la compétition.
Il suffit souvent de lire les compte-rendus de course pour se rendre compte que la compétition laisse souvent un goût d’inachevé. Logique si vous avez sur-estimé ou sous-estimé (le plus souvent le cas) vos capacités.

Les investissements (finances, énergie, temps, impact familial) consentis – parfois exagérément par méconnaissance de la performance à réaliser et de ses capacités – me semblent valoir la peine de se pencher un peu sur la question (c’est un avis très personnel) et de mettre toutes les chances de son côté pour générer un peu d’état de motivation intrinsèque – de Flow quoi…. Un Ironman, ça peut devenir assez longuet et générer une souffrance qui n’est pas forcément associée au plaisir du moment.  Alors qu’avec un objectif spécifique, clair et précis, en relation avec vos capacités, vous vivrez une expérience unique.

Récapitulons.

D’abord, l’idée, ce qui est important pour vous.
Ensuite, apprendre de quoi vous pensez être capable, mesures à l’appui, pour fixer un objectif qui soit vraiment en rapport avec ce que vous souhaitez  et pouvez faire.
Enfin, une stratégie qui vous permettra d’identifier les moyens à mettre en oeuvre – si vous êtes prêt à le faire, la clé est probablement là – temps, finances, entrainement, apprentissages, aspects techniques, etc…. Vous pourrez identifier les personnes compétentes dont l’expertise vous aidera à mener à bien votre projet, tout en gardant le leadership, si vous  souhaitez faire appel à des « prestataires ». Cette option émergera des moyens à mettre en oeuvre.
Il ne vous restera ensuite plus qu’à mettre cette stratégie en oeuvre, la motivation suivra.

Cette phase de définition peut-être réalisée avec l’accompagnement d’un coach mental dont c’est précisément le travail. Comme avec un dirigeant d’entreprise, un manager, il vous permettra de réunir vos ressources personnelles de manière optimale pour la définition de votre projet. Il vous permettra surtout d’en rester totalement maître, en respectant le fondement: ce qui est important pour vous.

Pour autant, est-ce que vous vous qualifierez? (Vu que c’est la question de base….)

Comme indiqué dans la première partie de ce thème (volet 1), un objectif de qualif n’est pas entre vos mains. Personne ne peut vous en “vendre” ou garantir l’atteinte: vous pourrez tout à fait réaliser une course parfaite, atteindre votre objectif tout en passant à côté de la qualif, même pour 5 secondes.

Serez-vous déçu? Non. Si vous avez travaillé correctement sur votre objectif, vous ne serez pas déçu. Au contraire. Vous aurez réalisé ce dont vous êtes vraiment capable, la meilleure course possible du moment et cette sensation n’a pas d’équivalent en terme de satisfaction. Elle ne laisse aucune place à la frustration ou la déception.
Avant cela, vous arriverez serein et confiant le jour de la compétition, après une chouette période d’entrainement, qui vous aura permis d’équilibrer et respecter vie perso, vie de famille, boulot et ressentir un vrai plaisir dans des entraînements volontaires et motivants

Cette sérénité, c’est la confiance. C’est croire en vous. Elle ne s’explique pas, elle vient de dedans, il faut travailler pour cela. Elle ne se commande pas, ne s’achète pas. Au grand désarroi des “rationnalisateurs” pas de garantie possible, d’explications de choses qui marchent assurément, de méthodes et techniques à appliquer à la lettre. Il va falloir s’engager et croire en vous, inconditionnellement. Les grands utilisateurs du cerveau gauche devront jouer à l’équilibre en introduisant peut-être un peu malgré eux l’utilisation du cerveau droit. Cette démarche de créativité, d’intuition est un élément important et incontournable de votre réussite et de votre plaisir. Vous devez sortir de votre maîtrise.

Cette confiance naît de la conscience de vos capacités, d’un objectif en relation, d’un alignement personnel résultant de l’équilibre de votre projet. Elle donne ce lâcher-prise particulièrement agréable, notamment en avant-course, sans stress. Juste l’envie. Elle génère une forte motivation tout au long de la compétition et rien ne vous détourne de votre action. Vous faites et vous savez que vous faites bien. Elle vous fait réussir. C’est un gros kif.

Si vous avez estimé objectivement votre potentiel et envisagé un voyage dans le Pacifique, vous pourriez bien avoir un sacré effet Kiss Cool à la clé, et devoir débourser – avec un plaisir dingue puisque vous l’avez déjà intégré dans les moyens nécessaires – un petit millier de dollars le lendemain. Il y a des choses qui ramènent sur terre 🙂

Pour l’avoir vécu à plusieurs reprises, je vous le souhaite. Gardez à l’esprit que l’Ironman et Kona n’ont pas l’exclusivité de ce niveau de satisfaction, bien loin de là. Mais reconnaissons qu’ils sont un moyen efficace de l’obtenir.

Olivier eFIKCe

Comment se qualifier pour l’Ironman d’Hawaii? (Partie 1)

Pour le triathlète et en particulier l’Ironman, Hawaii revêt une signification particulière qui peut aller au-delà de l’Ironman et du triathlon. C’est mon cas personnel: la discipline sportive et la destination ont été le support d’un cheminement qui m’a amené à la pratique du coaching mental professionnel et du projet professionnel UP2.
Voilà pourquoi je m’étais promis de parler de ce thème très accrocheur en triathlon distance Ironman: “comment se qualifier pour Hawaii?” sous l’angle de l’approche mentale.

La quête d’Hawaii concerne peu des participants au circuit Ironman. Les quelques places allouées sur chaque organisation ne pèsent pas lourd dans la balance du nombre total de participants. Pourtant, cette quête fait rêver pas mal de triathlètes, ne serait-ce que par la curiosité de ce qu’il peut représenter.
Par extension, ce dont nous allons parler ensemble est applicable à d’autres distances, d’autres contextes.
Hawaii a cette particularité d’être extrêmement significatif, un “graal”, on en fait un “objectif”.

Je vous propose de traiter le sujet sur 3 volets, 3 articles.
Le premier, général. Le contexte d’Hawaii et de sa qualif. Comment cette qualification peut-elle s’envisager?
Le deuxième: comment relier ce contexte avec tous les aspects d’une préparation, en quoi l’approche mentale est-elle fondamentale?
Le troisième, pour ceux qui essaient épreuve après épreuve sans y parvenir, comment l’obtenir, ce slot?

Attaquons donc le premier volet.
Nous avons parlé d’objectif. Chez UP2, c’est ainsi qu’on l’exprimait. L’objectif Hawaii.
Pour autant, est-ce réellement un objectif?
Pour certaines approches mentales, la qualification pour Hawaii sera considérée comme un objectif de résultat, par différence avec un objectif de performance (ou de maîtrise). On parle aussi de global et spécifique. La motivation dans toutes ses composantes (intensité, durée, direction) est grandement favorisée par la spécificité.

L’objectif de résultat est ce que l’on veut atteindre et qui ne dépend pas uniquement de soi. L’objectif de performance est ce que l’on veut atteindre et qui dépend entièrement de soi, nous n’avons pas la maîtrise de l’atteinte de cet objectif.

Ainsi, améliorer une capacité dépend de soi, du programme que l’on met en oeuvre.
A la différence, obtenir sa qualification pour Hawaii ne dépend pas de soi, peu importe le programme mis en oeuvre.

Voilà le point fondamental de ce premier volet.
Durant ces dernières années où je me suis intéressé à ce sujet, je me suis rendu compte que bon nombre de triathlètes visaient un temps de qualification “En faisant moins de 10h, ça passe en catégorie XX” avec une forte conviction que ça le fasse.
Est-ce le cas? Non. C’est méconnaître l’enjeu de la qualification.
Si effectivement, nous avons une maîtrise plus importante (elle n’est pas totale, pour moi, l’objectif de temps est un cas particulier) sur temps visé, pour autant, nous n’avons aucune garantie que cette année, il nous qualifie.
Il suffit que plusieurs concurrents réalisent ne serait-ce que quelques secondes de moins (et le rolling start est désormais encore plus propice à ces configurations) que le temps visé et potentiellement qualificatif pour que nous voyons le sésame s’envoler.
C’est toute la problématique de se fixer comme objectif “Qualification Hawaii”. Vous pouvez réaliser la course de votre vie, le temps prévu et passer à côté de la qualif.
La frustration sera importante, ça n’est pas cohérent puisque vous avez utilisé tout votre potentiel. Cette situation traduit juste un erreur de définition et planification de l’objectif.

Ainsi donc, tout miser sur la qualif, c’est prendre le risque d’élever inutilement le niveau de stress et la pression, entrainer des baisses de motivation dans l’entrainement et pendant la compétition, puisque potentiellement, les cartes ne sont pas entre nos mains.

Quand on sait qu’une des premières étapes pour réduire le niveau de stress d’une situation est d’avoir la conviction qu’elle est entre nos mains, c’est le début d’un cercle vicieux (voir l’article sur la motivation et l’objectif du blog) et peu plaisant. N’oublions pas que, sauf cas particulier, nous n’avons pas d’obligation et que c’est une activité de loisir, destinée à nous procurer le maximum de bien-être, avant, pendant et après.

Par les enseignements qui m’ont amené à la certification professionnelle et qui influencent ma pratique du coaching mental, je ne travaille que sur un objectif spécifique avec un coaché.

La qualification pour Hawaii est le point d’entrée du coaching, et nous avançons sur un objectif dérivé de cette demande. Un coach mental pourra vous guider dans cette démarche pas forcément évidente mais qui va grandement conditionner le bien-être de votre période de préparation jusque votre Ironman, vous permettre d’y prendre plaisir et d’en obtenir la satisfaction attendue.

C’est d’ailleurs comme cela que j’ai géré mes qualifications. La qualification n’était qu’une des conséquences possibles (certes espérée) de la réussite de mon objectif spécifique.

Pour faire une synthèse. L’idée de vous qualifier vous trotte dans la tête?
Quelle est votre réponse à  “c’est quoi Hawaii pour moi?”. Votre objectivité et la confiance que vous placez en vous vous aideront à obtenir la réponse. Si vous souhaitez vraiment valider avec assurance cette étape fondamentale de votre projet, l’accompagnement d’un professionnel vous guidera efficacement sur la route de l’intuition.
Si, au fond de vous, l’idée est là pour toute autre raison que ces motivations extérieures (et peu durables) du style c’est la mode, ça fera bien de dire qu’on vise la qualif, ça fera plaisir à la famille, ça épatera la galerie, je ferai la une de triathlète, avant tout l’objectif du coach, etc…), c’est qu’intuitivement, vous savez que cela est possible. Vous êtes alors au début d’un sacrément chouette chemin, et vous venez de faire le premier pas.
Probablement le plus difficile de toute l’aventure, celui qui la légitime, lui donne sa dimension et la motivation durable et solide. Ce premier pas est le générateur de votre plaisir jusque bien après la fin de ces moments privilégiés, ne le négligez pas.

Olivier eFIKCe

Le coaching: développer et entretenir la motivation pour atteindre ses buts

(Cet article est le support d’une présentation réalisée sur le thème de la motivation) – crédit photo Th. Sourbier  https://www.facebook.com/ThierrySourbier

Introduction
Le coaching a comme point central l’objectif. A partir de sa demande de départ, le coaché fixe son objectif. Souvent perçue comme objectif, cette demande sera clarifiée en début de processus de coaching pour vous permettre d’identifier quel est votre véritable objectif: celui qui valide un ensemble de critères qui permettent de prédire au mieux l’atteinte de votre but.

Un objectif est étroitement lié à votre motivation à l’atteindre. D’une part, par le sens qu’il apporte à votre action, et d’autre part, parce qu’il est nécessaire d’avoir un haut degré de motivation pour l’atteindre. Comment le générer et préserver sa motivation dans des situations moins favorables? Cette présentation introduit quelques notions importantes qui sont abordées en détail et en pratique au cours d’un coaching. En préparation mentale, la motivation est une habileté mentale qui est entraînée.
La motivation est essentiellement cognitive. Chacun peut apprendre à devenir une personne motivée.

Le lien entre émotion et motivation
Emotion et Motivation sont liées. Les 2 mots partagent la même origine latine, qui implique la notion de « bouger » « mettre en mouvement ». Littéralement, on se met en mouvement vers ou pour un objectif. La stimulation puissante de la motivation peut être traduit également par l’enthousiasme. Il est indissociable de la notion d’acquisition et de maîtrise de compétences.
La zone d’élaboration « physique » de la motivation se situe dans le cerveau limbique, ou cerveau émotionnel, dans l’amygdale, la base de données des souvenirs, émotions, ressentis…. C’est en fouillant dans cette base d’expériences que l’on identifie si une activité, situation qui se présente est plaisante et donc motivante, enthousiasmante.
L’activité du cerveau est en relation avec le niveau de motivation ou l’enthousiasme d’une personne. L’énergie psychique utilisée ou perdue est étroitement lié à la qualité de l’expérience vécue.

C’est l’observation que fait Mihaly Csikszentmihalyi dans son concept du Flow, expliquant que « de l’ordre est créé dans le cerveau dans cet état de motivation extrême », lorsque votre énergie psychique est investie pour maintenir l’état optimal. Toute l’énergie psychique qui n’est pas investie pour le but est perdue, et entraîne une désorganisation de notre cerveau, du désordre. On parle d’entropie psychique. Le niveau de stress que vous percevez est directement lié à votre motivation, et comme nous l’avons vu, à votre but et vos compétences.

La source de motivation la plus puissante est interne à une personne (motivation intrinsèque). Les récompenses, les encouragements sont simplement des suppléments de motivation. La partie externe de motivation est dite extrinsèque. En préparation mentale, le but est de susciter de hauts degrés de motivation en accédant à une motivation autonome. La plus forte motivation est l’auto-détermination, lorsqu’une activité est pratiquée pour le plaisir qu’elle procure, elle est une fin en soi: la récompense est l’activité en elle-même. Dans le concept du Flow, on parle d’activité autotélique.

Une personne traduit son degré de motivation dans sa manière de s’exprimer. Le coach spécialisé en préparation mentale est attentif à ces verbalisations du coaché et va l’accompagner en fonction dans son travail et entrainement mental, pour générer les plus hauts degrés de motivation.

Les 3 principales caractéristiques de la personne motivée

  1. Une exigence de résultat. Une personne motivée prend des risques. Ils sont calculés, mais servent un objectif ambitieux. Elle est axée sur le résultat, l’acquisition des compétences pour le réaliser, et accepte la critique qui lui permet de constamment s’améliorer.
  2. L’engagement. Une personne motivée fait preuve d’un engagement sans bornes vers son but, les valeurs collectives quand il s’agit d’un groupe ou d’une entreprise. Elle est prête à sacrifier de son temps, énergie, ressources pour atteindre l’objectif.
  3. L’esprit d’initiative et l’optimisme. Une personne motivée crée et saisit les opportunités qui se présentent à elle, au-delà les objectifs qui lui ont été fixés. Persévérante, elle a l’espoir de réussir, puissant moteur de motivation. Elle sait s’adapter aux conditions changeantes de son environnement en cas d’échec. On parle de résilience.

Ces 3 caractéristiques se travaillent. Elles ne sont pas innées, tout au plus favorisées par les expériences vécues. Tout le monde peut y avoir accès s’il s’en donne les moyens. L’intérêt: le bien-être et la satisfaction d’atteindre ses plus beaux objectifs, le développement personnel.

Comment obtient-on un haut degré de motivation?
Nous avons vu que les personnes motivées se fixent des objectifs exigeants. Dans le processus de coaching, le niveau de défi sera notamment vérifié, en rapport avec les compétences ou les capacités perçues par le coaché, ainsi que la préservation de son bien-être. Un trop haut niveau de défi en rapport avec les capacités perçues serait démotivant et aurait un impact négatif sur son entourage. C’est un aspect fondamental du coaching et la protection dont bénéficie le coaché en faisant appel à un professionnel. Exigeant ne signifie pas à n’importe quel prix.
A l’inverse, un but peu exigeant, peu précis voire non défini peut rassurer une personne qui doute de ses capacités, mais ne permet pas d’obtenir et maintenir une motivation durable. Savoir comment agir pour atteindre son but est fondamental pour produire un niveau de motivation suffisant. On apprend à se fixer un objectif.

Comment préserver sa motivation?
Nous revenons à l’idée précédemment évoquée: l’organisation du cerveau en rapport avec l’activité cérébrale. Pour atteindre son but, il est nécessaire d’avoir un niveau de stress optimal. Nous pourrions parler de chimie de l’ordre avec la mesure des catécholamines et du cortisol. Les taux observés sont en corrélation directe avec l’attention, la capacité de réflexion, l’intérêt apporté à une activité, et la perception de l’atteinte de l’objectif. Peut-on conserver un niveau de stress optimal dans une situation difficile, stressante?

Ne pas apprendre à le faire serait imprudent, puisqu’il est impossible de se prémunir des déconvenues, impondérables. Personne ne peut tracer la route idéale vers son objectif en s’imaginant qu’il ne devra pas faire face tôt ou tard à ces situations difficiles. Sans cet apprentissage, vous avez de fortes chances de perdre votre motivation et renoncer à votre objectif.

Faire face à une situation stressante ou négative s’appelle le « coping ».  Nous avons tous une capacité de coping. Bonne nouvelle, nous pouvons la faire évoluer en l’améliorant.
Cette capacité s’appuie sur 2 types de défense vis à vis d’une situation stressante. La défense immature, généralement notre première réaction, une régression ou focalisation sur le problème rencontré. Selon notre niveau de capacité de coping, la deuxième réaction est la défense mâture: on transforme la situation en événement potentiellement positif. C’est une forme de recyclage de l’énergie psychique perdue quand votre stress n’est pas optimal.

3 étapes pour y parvenir:

  1. Avoir la conviction que la situation est entre nos mains. C’est avoir de l’assurance, sans toutefois manifester son ego. C’est également l’humilité d’accepter la situation qui se présente et s’y adapter.
  2. Porter son attention sur ce qui nous entoure et ne pas se focaliser sur soi-même: oublier son ego en ne persistant pas dans une voie qui mène à une impasse. Probablement l’une des choses les plus difficiles à faire qui demande d’adapter certains aspects de notre personnalité.
  3. Découvrir de nouvelles solutions. Directement, en évitant les obstacles qui se présentent, ou indirectement en considérant la situation dans sa globalité.

En conclusion?

Si tout le monde possède les moyens de développer sa motivation, en se fixant le bon objectif, en apprenant à faire face aux imprévus et aux « échecs », il appartient à chacun d’entre nous d’apprendrez comment développer ces moyens et les mettre en oeuvre.

Faire appel à un coach peut être la première étape dans votre apprentissage et développement personnel. Le coaching ne vous apportera pas une méthode à appliquer à la lettre mais l’autonomie de votre développement. C’est peut-être elle qui vous manque pour vous fixer des objectifs ambitieux et plein de sens. Motivants et enthousiasmants.

Apprenez donc à rester motivé, ça fait du bien. En particulier au cerveau 😉

Olivier eFIKCe

Motivation, objectif et stress

(Cet article est le résumé d’une présentation réalisée sur ce thème de la motivation)

Le coaching a comme point central l’objectif. A partir d’une demande, le coaché fixe son objectif. Un objectif est intimement lié à la motivation. A la fois parce qu’il peut la générer, s’il est correctement fixé et parce qu’il est nécessaire de conserver un haut degré de motivation pour l’atteindre.
Cette présentation est donc principalement basée sur la notion de motivation. Le lien emotion/motivation établi par D.Goleman (Intelligence Emotionnelle) a été choisi comme fil directeur.

Dans les racines du mot motivation, on retrouve un élément commun avec émotion. Le latin movere: bouger, mettre en mouvement. Se mettre en mouvement vers. Un but, lien fort avec motivation. Le terme évoque une stimulation puissante. L’enthousiasme. L’enthousiasme a été étudié dans le concept de l’expérience optimale. Quand 700 cadres et ingénieurs sont interrogés sur les moments où ils ressentent de l’enthousiasme, ils répondent dans 50% de leur temps de travail leur procure, et 20% leur temps de loisirs.  Motivation et maîtrise de compétences semblent indissociables.

C’est dans l’amygdale (cerveau limbique, émotionnel) que s’élabore le processus de motivation. Sorte de banque de données émotionnelle qui rassemble nos souvenirs, expériences, ressentis. Ces données permettent d’identifier une situation ou activité comme source de plaisir en référence à ce qui a déjà été vécu, une activité importante en rapport avec nos désirs, valeurs, et donc motivante.
Lorsque l’on considère l’activité du cerveau, elle est étonnement modérée lorsqu’il s’agit d’une personne enthousiaste, motivée. Le cerveau semble particulièrement efficace et précis, nécessitant le niveau d’énergie optimal. A l’inverse, dans le cas de l’ennui comme de l’anxiété, l’activité est diffuse et importante, présentant un aspect chaotique. L’énergie psychique est en quelque sorte gâchée, à moins d’être recyclée (ce que nous verrons un peu plus tard).

Cette observation va dans le sens de celle que fait Mihaly Csikszentmihalyi dans son concept du Flow, expliquant que dans cet état, de l’ordre est créé dans le cerveau, lorsque l’énergie psychique est investie pour maintenir l’état optimal. Quand à l’inverse, l’énergie psychique n’est pas utilisée pour le but, l’entropie produit du désordre dans notre cerveau.
Motivation et expérience optimale semblent donc intimement liées.

La source de motivation la plus puissante est interne à un individu. Les récompenses, les encouragements sont simplement des suppléments de motivation (extrinsèque), qui n’ont pas la même valeur que la motivation dite intrinsèque. En préparation mentale, on parle également de motivation autonome (interne) et contrôlée. Les plus hauts niveaux de motivation sont atteints lorsqu’elle est auto-déterminée, et en particulier lorsqu’une activité est pratiquée pour le plaisir qu’elle procure, c’est une fin en soi.

Lorsqu’elle s’exprime, une personne utilise une structure de langage qui traduit son degré de motivation – il faut, je dois, j’ai besoin…. Pour faire, avoir ou être. Elle évite ou recherche. La motivation peut être représentée selon son intensité, sa durée et sa direction. Plus l’objectif fait sens, plus l’intensité est élevée, sa durée pérenne et l’individu se dirige vers.
Quelles sont les 3 principales caractéristiques de la personne motivée?

  1. Une exigence de résultat.
    La personne prend des risques, calculés. Elle est axée sur le résultat, se fixe des objectifs exigeants, est disposée à apprendre et recherche les informations et méthodes pour progresser. Elle se remet en cause et écoute les critiques afin d’améliorer son approche personnelle, avec une forte volonté  d’efficacité.
  2. L’engagement.
    Vers le but, les valeurs, notamment ces d’un groupe ou d’une entreprise. Elle est prête à sacrifier de son temps, énergie, ressources.
  3. L’esprit d’initiative et l’optimisme.
    Elle crée et saisit les opportunités qui se présentent à elle. Elle va au-delà des objectifs qui lui sont fixés et elle ne se laisse par entraver par les procédures qui pourraient empêcher l’exécution des tâches.
    L’optimisme se traduit par une persévérance dans les situations plus délicates, qui la pousse à poursuivre vers l’objectif malgré les déconvenues. Elle a l’espoir de réussir (par opposition à la conviction d’échouer – à quoi bon tenter?). Cet espoir est un des fondements puissants de sa motivation. En cas d’échec, elle ne se sent pas défaillante, mais simplement doit s’adapter aux conditions changeantes de l’environnement.

Comment obtient-on un haut niveau de motivation?
Par l’objectif ou le but qui va bien. Nous avons vu que les personnes motivées se fixent des objectifs exigeants. Dans le processus de coaching, le niveau de défi sera vérifié, en rapport avec les compétences ou les capacités de la personne. Un trop haut niveau de défi en rapport avec les capacités serait démotivant. Egalement, une intention générale et peu spécifique ne permet pas d’obtenir une motivation durable. A l’inverse, un but spécifique suscite la motivation et génère une attitude positive pour l’activité concernée, des étapes pour atteindre un but plus important sont une approche judicieuse pour l’atteinte de ce but et le maintien du niveau de motivation nécessaire.
Savoir comment agir pour atteindre son but est important, au risque de ne pas produire un niveau de motivation suffisant. Il en va de même à agir sans but défini.
Enfin, combiner but précis et connaissance du niveau de performance à atteindre est un moyen d’augmenter significativement le niveau de motivation.

Pour atteindre son but, il est nécessaire d’avoir une dose de stress optimale. La mesure du stress optimal peut se faire par la mesure des catécholamines, substances chimiques secrétées qui permettent de rester attentif et intéressé. La chimie de l’ordre. A l’inverse, lorsque le niveau de stress n’est plus optimal, le niveau de cortisol (une autre substance chimique) augmente. Les personnes dont le taux de cortisol reste bas font preuve d’une meilleure aptitude à réfléchir et se concentrer pendant une épreuve.

Comment garder la motivation en situation stressante, échec, événement négatif…?
Ne pas apprendre à le faire serait imprudent, puisqu’il n’est pas possible de se prémunir des déconvenues, impondérables.
Faire face à une situation stressante ou négative s’appelle le « coping ».  Nous avons tous une capacité de coping, que nous pouvons faire évoluer.
Si la première réaction face à une situation « problématique » est la défense immature qui vise à focaliser sur le problème (on peut parler de régression), le rebond des personnes motivées est une défense dite mâture: elles transforment l’événement négatif en positif en identifiant les opportunités qu’il peut représenter. Ces personnes recyclent l’énergie psychique perdue lorsque l’activité cérébrale augmente en raison du stress. Elles sont en mesure de réinvestir cette énergie pour restaurer un niveau de stress optimal, modérer l’activité de leur cerveau, avoir les idées claires et rester efficace. C’est une des clés du développement personnel.

3 étapes pour y parvenir:

  1. Avoir la conviction que la situation est entre nos mains. C’est avoir de l’assurance, sans toutefois manifester son ego. C’est aussi l’humilité d’accepter la situation environnementale et s’y adapter.
  2. Porter son attention sur ce qui nous entoure et ne pas focaliser sur soi-même. Oublier son ego. Cette approche permet de garder l’objectif en tête tout en s’adaptant aux circonstances extérieures.
  3. Découvrir de nouvelles solutions. En étant persuadé de pouvoir trouver une porte de sortie, en étant attentif à ce qui se passe autour de nous, il est évident que des solutions vont émerger. Notre action peut être directe: éviter les obstacles qui se présentent. Ou indirecte: trouver les solutions en considérant la situation de manière globale. Dès lors, nous pouvons identifier les chemins qui nous aideront à faire face au problème rencontré.

Tous ces aspects sont traités dans le cadre d’un processus de coaching. La gestion du stress fait partie intégrante d’un coaching, de même que la définition de l’objectif et les stratégies motivantes pour l’atteindre.

Alors, restez motivé, ça fait du bien au cerveau 😉

 

 

Olivier eFIKCe

Donner le meilleur de soi au meilleur moment pour vous

Que ressentez-vous quand vous pensez à cette présentation que vous devez réaliser prochainement? Vous avez travaillé de longues semaines sur votre document. Vous avez réalisé un super boulot, il vous ressemble: vous y avez mis toutes vos compétences et votre professionnalisme, vous vous êtes passionné(e) pour ce travail, vous êtes convaincu(e) d’apporter quelque chose à vos collègues, à vos collaborateurs. Il ne vous reste maintenant plus qu’à le présenter, le mettre en valeur. C’est un moment important pour vous.

Vous avez donc apporté le même soin à votre présentation. Vous l’avez répétée maintes et maintes fois, vous êtes parfaitement à l’aise avec son déroulement, parfaitement dans le timing sur les dernières répétitions. Il n’y a plus qu’à.
Et pourtant, vous vous sentez nerveux(se). Malgré tous vos efforts de préparation, est-ce que vous pourrez réaliser cette présentation qui vous tient à coeur aussi bien que vous le souhaitez? Vous avez déjà vécu ce type d’expérience, et vous êtes convaincu(e) que rien ne se passe comme prévu, et finalement, vous êtes déçu(e) de ne pas avoir pu vous exprimer comme vous étiez en mesure de le faire pendant vos répétitions, alors que vous maîtrisiez pleinement votre sujet. Vous avez ce sentiment d’insatisfaction d’un travail inachevé et d’une occasion ratée.

On retrouve ce type de situation dans tous les domaines de la vie. Passage d’un examen, compétition sportive, réunion, entretien d’embauche, …., les situations qui demandent d’être présent le jour où l’on a prévu de l’être peuvent vous semblez totalement aléatoire, hors de contrôle. Cette nervosité qui vous envahit à ces occasions et vous fait perdre vos moyens vous agace, vous la trouvez presque ridicule, vous n’en êtes tout de même pas à votre première tentative.

Il n’est pas rare, devant l’enjeu, la pression, de ne pas être en mesure de reproduire ce que l’on sait faire et ce que l’on s’est entraîné à faire, inlassablement. On retrouve typiquement ce cas de figure dans les compétitions avec  un enjeu important. Le joueur de tennis qui va rater la balle qu’il mettrait 10 fois sur 10 exactement où il le souhaite à l’entrainement, le coureur qui réalise exactement les temps prévus, la gymnaste qui passe la figure même sans y penser.
Combien de sportifs produisent des performances supérieures à l’entrainement que ce qu’ils parviennent à réaliser le jour de la compétition, ce jour où ils devraient justement transformer toute cette préparation.

Quelles sont les raisons?
Albert Bandura, un des plus éminents psychologues de notre époque, nous apporte un élément de réponse qui peut paraître évident:

« Il est en effet facile d’exécuter optimalement des compétences dans des conditions dépourvues d’incertitudes et de stresseurs. La vulnérabilité à l’échec […..] est le mieux démontrée dans une situation stressante » (Auto-efficacité, P570)

Qu’est-ce qu’une situation stressante? Une situation qui génère du stress. Alors, qu’est-ce que le stress?
Selon Lazarus, professeur en psychologie, pionnier de l’étude de ce phénomène, le stress – dans sa dimension cognitive – correspond à la capacité de l’individu à interpréter les situations auxquelles il est confronté et l’évaluation de ses capacités ou ressources pour y faire face. S’il ne se sent pas capable de faire face aux exigences de son environnement, il y a déséquilibre, la situation devient stressante.

On peut comprendre qu’à l’entrainement, lors de la préparation d’une présentation, des révisions, nous sommes dans un environnement maîtrisé, les aléas sont maîtrisés. Il n’y a donc pas de déséquilibre perçu, rien ne nous détourne de ce que nous faisons, nous utilisons optimalement nos capacités.
Dans les situations « d’échéance » comme une compétition, un examen, une présentation, etc… la part d’inconnu grandit, les doutes s’installent. Typiquement, lors d’une compétition sportive, répéter le geste parfaitement maîtrisé à l’entrainement face à un adversaire que l’on connait moins, dans un endroit que l’on ne connait pas, face au public, d’autres adversaires qui peuvent modifier le déroulement de la compétition, nous pouvons dès lors estimer que nous ne savons plus aussi bien faire dans ces conditions. Ce que nous savons parfaitement réaliser à l’entrainement est perturbé par cette interprétation. En réponse au stress, l’activation corporelle peut perturber nos agissements, nous faire perdre une forme de cohérence, avoir l’impression de ne plus rien savoir, etc….

Si nous revenons à la présentation citée en support de cet article, nous n’avons jamais pu la répéter face à une salle de collaborateurs, face à la direction, à un jury dont on ne sait pas comment il va nous percevoir, être d’accord avec les idées avancées, nous allons peut-être devoir faire face à l’effet démo, un slide qui ne s’affiche pas, le rétro qui tombe en panne, etc, etc….

Il est tout bonnement impossible de prévoir l’ensemble des paramètres inconnus qui vont se présenter, dans l’optique de prévoir l’imprévisible. Ce qui nous rassurerait. Avoir cerné l’ensemble des situations possibles nous donnerait cette confiance que nous sommes parfaitement capable de répondre aux exigences de l’environnement. Jusqu’au cas non prévu.

Il y a donc une autre approche pour faire face à l’imprévu, totalement. Celle de développer ce qu’Albert Bandura appelle le sentiment d’efficacité personnel. Cela revient en fait à ne pas avoir de doutes: quelle que soit la situation, nous saurons gérer le problème qui va se présenter. Ca vous parait surréaliste? Cette approche nécessite un travail spécifique, un  véritable entrainement. Accompagner la préparation rigoureuse de nos capacités par un travail visant à augmenter ce sentiment, qui nous ôtera nos doutes quant à nos capacités à faire face aux situations imprévues. Nous réduisons ainsi notre interprétation du déséquilibre et ne percevons pas la situation comme stressante.
Ce travail se fait par un coaching spécialisé en préparation mentale qui vise notamment à nous permettre de développer notre confiance en nos capacités, tout en restant conscient du fait que tout peut arriver et donc prêt à gérer l’inconnu au mieux de nos compétences.

En réalisant l’inventaire de nos habiletés mentales et en les entraînant de manière appropriée, nous serons à même d’aborder une situation stressante avec sérénité et de donner le meilleur de soi-même. Parce que tous les efforts que nous avons faits pour réaliser notre meilleur travail le valent bien.

Olivier eFIKCe

De quoi je pense être capable et la performance sportive en marathon, triathlon…

Nous avons tous un cerveau. Bonne nouvelle, non?
Comment l’utilisons-nous? On entend souvent: le mental fait tout. C’est grâce à lui qu’on est allé au bout. Vrai? Faux? C’est quoi le mental? Et comment le travaillez-vous spécifiquement?
Il parait évident d’aller faire quelques sorties à pied pour se préparer à une épreuve de course à pied. Voire de faire appel à un coach sportif. Mais quid de votre programme d’entrainement du cerveau? Utilisez-vous vos séances d’entrainement comme des 2-en-1: physio et psycho? Quelle est l’efficacité sur ce dernier plan?
Quelles sont les fondations de votre psychologie? Que pensez-vous de vous? De quoi pensez-vous être capable?

Prenons un exemple hors sport:
Mon fils se balance sans se poser de questions d’un rocher de 10m de haut. Il n’a aucun doute sur ses capacités.
Ma fille se place sur le même rocher, puis descend d’un cran, pour trouver le bon compromis de hauteur.
Elle réfléchit encore un peu de temps, et se jette finalement à l’eau. Elle remonte et saute sans plus se poser de questions.
Vous avez probablement expérimenté vous-même ce genre de situation.
Sauter dans l’eau ne demande pas de compétences particulières: il suffit de se laisser tomber.
Entre son 1er et son 2ème saut, ma fille n’a pas vraiment acquis de nouvelles compétences techniques.
La différence entre les 2: au premier, elle ne pensait pas être capable. Au 2ème, elle n’a plus de doute puisqu’elle vient de le confirmer par l’expérience.
(ça introduit aussi le rôle fondamental de l’émotion dans la mise en action ou non)

Cet exemple rejoint une théorie majeure de la psychologie, la théorie socio-cognitive et notamment la notion de sentiment d’efficacité personnelle (d’Albert Bandura): ce dont on pense être capable, peu importe la situation que l’on vit.
Celui qui pense ne pas pouvoir courir dans la durée hésitera à s’inscrire sur un marathon, même s’il en est physiquement capable (si vous y réfléchissez, parcourir 42km est bien plus accessible qu’on ne le pense, le nombre et les profils des personnes qui y parviennent le confirme. Peut être faut il juste revoir certaines approches et les objectifs: courir tout le long? Marcher? ….).
A l’inverse, une personne trop sûre d’elle devant une situation donnée peut avoir quelques surprises. La sagesse populaire dit “Il ne doute de rien”. Sachant qu’on ne peut pour autant absolument pas présager de l’issue favorable ou défavorable. Ca dépendra des ressources de l’individu, à la fois physiques et psychologiques.
Il y a donc un équilibre à trouver et il est totalement personnel.

Alors, comment passer de “je pense ne pas être capable” à “je pense que je suis capable”.
Il y a cette certitude ancrée que l’entrainement va permettre de développer les capacités pour courir un marathon. Nous avons tous le réflexe “Plus je me rapproche de la distance, et plus je pense en être capable”. Sur un Ironman, souvent, on veut d’abord tester chacune des distances pour se convaincre que l’on peut le faire – on en revient toujours au même point.
Pour autant, le planning physio le plus efficace n’est pas forcément axé sur le volume d’entrainement.
Doit-on avoir fait 4km de nat, 180km de vélo et un marathon pour être certain de faire un Ironman? Doit-on faire les 170 bornes de l’UTMB pour être certain de le boucler? Non. Je choisis de me rapprocher des distances « objectif » principalement pour me rassurer au sujet de ce que je pense de mes capacités « à faire ». C’est le moment où l’on rencontre les limites de l’entrainement physique.

Il existe quelque chose d’autre, de plus systématique, qui permet de faire face à n’importe quelle situation.
C’est avant tout au niveau des pensées que cela se joue: au départ de son premier marathon, il n’y a aucune certitude d’avoir effectivement les capacités à faire. Ni même au deuxième, etc…. On ne le saura qu’en franchissant la ligne. C’est autre chose qui nous pousse à l’action et nous motive.

Si ma fille avait eu une expérience déplaisante au premier saut du rocher, elle aurait probablement arrêté de sauter. En fait, elle aurait simplement renforcé l’idée qui l’a faite hésiter à sauter. On imagine que la fois suivante, elle aurait hésité encore plus.
Nos expériences fabriquent notre réalité. La réalité de mon fils n’est pas la même que celle de ma fille, même s’ils sont sur le même rocher. Il n’y en a pas une plus belle ou meilleure que l’autre. Tant qu’on est Ok avec ce qu’elle représente pour nous.
Chaque coup de bras, chaque coup de pédale, chaque foulée, chaque geste, chaque action, chaque décision dépendent de cette réalité et la manière dont nous actionnons notre cerveau.
Voilà où l’accompagnement psychologique intervient fondamentalement. Dans l’application au sport, ce rôle dépasse de beaucoup le cadre initial, et permet bien souvent une redéfinition de sa réalité vers quelque chose d’encore plus sympa.

Ce sont quelques bases de réflexion aux aspects et l’intérêt de l’accompagnement psychologique. En intégrant l’ensemble des ressources de l’athlète (internes – capacités, pensées, identité – et externes – entrainement, préparation mentale, matériel…), il lui permet « systématiquement » de s’aligner sur ses objectifs et vivre ses expériences en relation avec ses capacités. Un monde de satisfaction et de plaisir.

Olivier eFIKCe

Le quête du Flow au sein d’eFIKCe

Comment ne pas introduire ce blog par une mention à l’état de Flow et un historique de pourquoi dans le cadre d’eFIKCe.
Intuitivement, c’est un concept psychologique qui me guide depuis des années, bien avant que je ne crée eFIKCe. Pour autant que je m’en souvienne, à chaque fois qu’il s’est présenté une échéance, un challenge, une étape fondamentale dans mon développement de vie (professionnel ou personnel, peu importe le domaine, mon entreprise, le sport, les examens à la fac, musique, dessin, etc…), j’ai eu cette chance de vivre un état de Flow, propice à réaliser ce que l’on souhaite vraiment.

C’est au début des années 2000, quand j’ai créé ma société, eFIKCe, que je me suis plus intéressé à la structuration de l’état mental et la définition d’un objectif. Quand j’ai développé ma pratique sportive de compétition, j’ai commencé à comprendre que l’on peut prédire sa performance, son résultat en fonction d’un ensemble de critères et par la profonde connaissance de soi. Et fixer son objectif en fonction. L’une des plus belles préparations mentales intuitives que j’ai pu réaliser dans le sport est celle pour une compétition objectif en Septembre 2001, en Hollande. Les longs mois de répétition d’exercices mentaux m’avaient amené à un réveil frais et dispo quelques secondes avant la sonnerie programmée, un mode 0 stress jusque sur la ligne de départ malgré l’enjeu personnel important (longue préparation et envie de réussir très forte). Pour une compétition déroulée de manière évidente presque facile, comme imaginées, gérant les situations rencontrées et potentiellement problématiques. J’avais vécu un peu plus de 2h50 de Flow.

J’ai su que c’était vivre un état de Flow bien plus tard. Je n’ai eu la vision complète de ce qu’est l’état de Flow que très récemment, par la lecture de l’ouvrage référence de Mihály Csíkszentmihályi, psychologue, qui a conceptualisé la notion d’expérience optimale. Pourtant, sans y mettre un nom, depuis la création d’eFIKCe, je m’intéresse à cet état qui favorise une meilleure performance, la créativité, le développement de ses capacité, améliore l’estime de soi et réduit le stress, peu importe le domaine d’application. On peut parler de Flow et de vie, Mihály Csíkszentmihályi y fait d’ailleurs référence. Certains appellent ça le bonheur.

L’expérience et l’observation m’ont montré que non. La plongée (symbolique et littérale) dans l’univers de la pratique du triathlon, la découverte du potentiel de développement personnel des épreuve de longue distance m’a donné l’envie de chercher plus loin encore l’expérimentation de cet état addictif de bien-être dynamique. Un des Peak Flow vécu fut un marathon d’Ironman en 2009. Le plus facile de mes 10 années d’Ironman et pour autant le plus rapide. C’est peut-être après cet expérience très significative que j’ai pris conscience qu’il y avait quelque chose de particulier dans l’expérience vécue ce jour là, même si sur le moment, il m’avait paru tout à fait naturel de réaliser ce que je savais pouvoir faire. J’avais en effet prédit mon temps, et l’avais notamment annoncé la veille de la compétition au speaker. En fait, j’avais même fait mieux que prévu.
A la réflexion, le temps réalisé était suffisamment « spécial » et suffisamment « difficilement réalisable » pour que je me penche sur les paramètres qui m’avaient permis de transformer une idée extrêmement précise en une réalité étonnante, avec une sensation de facilité déconcertante et un plaisir d’une incroyable intensité. Je me souviens que l’organisation avait demandé à mon président de club de triathlon de l’époque si j’avais pu tricher pour réaliser ce temps.

Le côté addictif de cet état m’a poussé à démarrer ma quête. C’est ce qui explique mon engouement pour la distance Ironman, qui m’a paru particulièrement propice à cette exploration de soi et susceptible de me permettre de reproduire à volonté les conditions permettant d’accéder à cette incroyable expérience. C’est ce qui m’a poussé à poursuivre cette expérience, mais cette fois au plan collectif, en intégrant d’autres athlètes à cette quête, mixant triathlon et activité professionnelle à partir de 2012 dans le cadre du projet UP2 d’eFIKCe. Je m’imaginais partager ma quête avec d’autres acteurs de leur propre état de Flow.
Pour autant, nous n’avions pas la même approche de la préparation d’un objectif, ni la même définition d’un objectif. Réaliser ce que l’on a décidé de faire au moment où on souhaite le faire ne tombait pas toujours sous le sens. Environ seulement 50% sont parvenu à atteindre l’objectif sportif majeur qu’ils s’étaient fixés dans le cadre du Team UP2. Et parmi ceux qui y sont parvenus, tous n’ont pas vécu cette expérience optimale. Le souvenir de souffrance souvent relaté dans les compte rendus de course en témoigne.

M’étant penché depuis ces années sur les facteurs de la performance et l’approche mentale, il est apparu évident que les aspects mentaux étaient particulièrement délaissés dans la performance au sens général, sportive ou non. Et c’est une des différences majeures que de mon approche de l’échéance en comparaison d’autres. J’avais un processus de préparation mentale structuré, basé sur le développement et la connaissance de mes capacités (ou incapacités) ainsi que de mes comportements.

Quand on introduit ces facteurs mentaux dans une préparation sportive pour atteindre un but recherché, si la personne était inconditionnellement engagée et proactive vers son objectif (faisant profondément sens pour elle), elle pouvait dépasser certaines limitations et réaliser son rêve. La préparation devenait un apprentissage réutilisable de manière autonome.
A l’inverse, un individu peu ou moyennement engagé, cherchant un bénéfice à court terme, n’en retirait qu’un avantage minime, s’investissait dans sa préparation avant tout pour la récompense plus que pour l’atteinte d’un objectif engageant, clair et précis. S’il pouvait obtenir effectivement la récompense recherchée, il ne réalisait pas le même apprentissage et le niveau de performance pouvait très sensiblement diminuer après la compétition « récompense ».

La quête du Flow est une longue route. Nous le vivons tous. Vous connaissez cet état de profonde concentration, où vous oubliez le temps, où seul compte ce que vous êtes en train de faire, vous n’êtes plus conscient des problèmes, de vos états d’âme, vous n’entendez rien, ne voyez rien d’autre que votre but, vous avez cette sensation que tout vous réussit, la seule chose qui compte est de faire ce que vous avez prévu, parce que c’est vraiment important pour vous. Et vous le faites, en vous sentant parfaitement bien, un niveau de satisfaction rarement éprouvé. Votre bien-être persiste même une fois le but atteint.
C’est l’expérience optimale.

Cette quête s’est poursuivie par une certification professionnelle, commencée le 23 Janvier 2017, un an jour pour jour avant le lancement de ce blog. J’ai résumé cette expérience d’accompagnement dans un mémoire de certification dédié à l’état de Flow et à la compétition parfaite, suite à la réalisation de cette « course parfaite », ma plus belle et longue expérience de Flow et surtout volontairement déclenchée.

Etre officiellement entrepreneur coach professionnel spécialisé en préparation mentale était une évidence et une suite logique à ces 18 années d’application. Elle est condensée dans le concept de « FlowExPr » (Flow EXPéRience, la préparation mentale d’eFIKCe).

Ma passion nourrie d’expériences de Flow successives, des accompagnements réalisés et des convictions acquises pendant ces longues années ont fait de moi une sorte de technicien du Flow, et je le revendique. Le chemin de cette quête est encore long, peut-être infini. C’est un incroyable moteur et un véritable atout pour apporter mes compétences en coaching spécialisé en préparation mentale aux personnes qui souhaitent s’engager pleinement et activement dans la quête de leur performance, quel que soit le domaine dans lequel elles souhaitent la réaliser.

Vous démarrez quand?

Olivier eFIKCe